En Août brûlant, le caillou qui roule sous la sandale rappelle que là-bas, de l'autre côté de la cour, le lilas éclate au printemps de couleur et d'odeur, découpe transparente de l'air...
Ne suis-je que nomade dans ce paysage d'abricotiers et de chèvres blanches, pour accrocher mes yeux aux nuages, au risque de blesser les racines naissantes des coeurs sortis de la nuit...
Je ne suis pas seule dans le voyage...
Je crains pour mon nid de pierres ardéchoises et de douceur, ma couleur précieuse de soleil, mon poème enchanté d'une rivière... Là-bas est-il un naufrage ou le jardin fertile de nos vies...