Le Veau, l'Ânesse, et la Truie

Le Veau, l'Ânesse, et leur cousine la Truie, ayant chacun un domaine,

Avec une fière Lionne, reine autoproclamée de la zone des quatre domaines, et du sien,

Firent société, dit-on, aux temps passés,

Et mirent en commun le gain et le dommage.

Dans le domaine de l'Ânesse le soleil vient à briller.

Vers ses associés aussitôt elle appelle,

"Venez goûter la chaleur et partager mon jardin pour la sieste."

Eux arrivés, la Lionne mesura l'espace, pour doser le confort de chacun,

Et dit :"Nous sommes quatre et ton jardin est petit."

Puis d'un ongle quadrilla la terre chaude du jardin de l'Ânesse;

La Lionne s'installa la première, assise, sur un carré en qualité de reine :

"Voici la place de mon fondement, dit-elle ; et la raison est que je me nomme Lionne :

A cela Veau, Ânesse, Truie vous n'avez rien à dire.

Le deuxième carré, par droit, doit m'échoir encore, pour ma queue plus longue et lourde, c'est le droit du poids comme vous le savez.

Comme mes pattes sont fortes et plus efficaces que les vôtres, je prétends le troisième carré pour les y allonger.

Si quelqu'un de vous s'approche du quatrième carré je le dévore tout d'abord, et je pose ma tête."

 

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Article ajouté le 2007-11-19 , consulté 132 fois

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